Proposition de loi Caroline Yadan : un aperçu complet

Le Projet de loi Caroline Yadan a été présenté à l’Assemblée nationale le 16 avril 2026. Il vise à lutter contre les « formes renouvelées d’antisémitisme » en introduisant de nouvelles obligations pour les institutions publiques, les médias et les plateformes numériques. Depuis son annonce, la proposition a suscité un débat intense, alimenté par une pétition qui a recueilli plus de 500 000 signatures sous le slogan « No to the Yadan Law ». Cet article détaille les principales dispositions du texte, les réactions qu’il a engendrées et les étapes à venir dans le processus législatif.

Quel est l’objectif principal de la proposition ?

La loi, souvent désignée sous le nom de « Yadan », cherche à renforcer la prévention et la sanction des actes antisémites, en particulier ceux qui s’expriment sous des formes « renouvelées » telles que la diffusion de contenus haineux en ligne, la désinformation et les discours de haine masqués derrière la liberté d’expression. Le texte propose :

Les principales dispositions du texte

Les articles du projet de loi se déclinent en trois grands axes :

  1. Détection et suppression des contenus en ligne : les fournisseurs d’accès et les plateformes devront mettre en place des outils automatisés de détection des propos antisémites. En cas de non‑conformité, ils s’exposent à des amendes pouvant atteindre 4 % du chiffre d’affaires annuel.
  2. Responsabilité des acteurs publics : les collectivités locales et les établissements d’enseignement devront élaborer des plans de prévention, incluant des formations pour les agents et les enseignants afin de reconnaître les formes subtiles d’antisémitisme.
  3. Sanctions renforcées : les peines d’emprisonnement pour les actes de violence motivés par l’antisémitisme sont portées de deux à cinq ans, avec la possibilité d’interdiction d’accès à certains lieux publics pendant une période déterminée.

Une pétition qui mobilise la société civile

Le 18 février 2026, la pétition « No to the Yadan Law » a été lancée en ligne. En moins de deux mois, elle a recueilli près de 600 000 signatures, traduisant une opposition importante parmi les organisations de défense des libertés civiles, certains syndicats et une partie du public. Les signataires invoquent principalement :